Étudiante de troisième année en études cinématographiques et littérature comparée à l’Université de Montréal, Patricia eut un parcours universitaire fort long et laborieux. Avec un premier certificat en cinéma en poche, mais ne sachant quoi en faire, ce brave petit soldat tenta sa chance dans un programme de création littéraire. C’est toutefois après un étrange conseil prodigué par l’une de ses profs, qui lui suggérait de se laisser tomber une boule de lumière imaginaire sur la tête pour se protéger des énergies négatives, qu’elle comprit que sa place n’était pas parmi les écrivains. Après quelque temps de réflexion, elle fit le constat que ses rêveries la renvoyaient toujours à la même chose ; le cinéma. C’est alors que cette jeune fleur cessa de repousser l’appel que lui chuchotait le cinoche à l’oreille et enfourcha son destin tel un cheval sauvage au galop. Elle fit son baluchon et quitta sa ville natale pour Montréal (que les gens de son patelin qualifiaient, non sans un petit tremblement dans la voix, de « ville du Yable ! »). Inquiète face à un enthousiasme fulgurant de la part de certains de ses professeurs face à Godard et cette fichue Nouvelle Vague, elle poursuivit sa route, telle une seule femme. Elle résista même à l’épreuve ultime qui consistait à écouter sans broncher les plus sordides rapprochements métaphoriques entre le dessin, la peinture et la couleur qui résumaient le trait de crayon à un squelette, la peinture à la peau et la couleur qui s’y couchait à de la chaire molle (argh, quelle horreur !). Rien, non rien n’aurait pu lui faire rebrousser le chemin. Toutefois, quelque chose manquait à son bonheur. Réalisant soudainement qu’elle ne souhaitait vivre sa vie dans un monde de théories, de pelletage de nuages ou, si vous préférez, de chimères, Patricia pris la décision de revenir vers la lumière aussitôt son baccalauréat terminé et d’effectuer son entrée dans le merveilleux monde du journalisme. Il lui reste à ce jour moins de 5 mois et 26 jours à errer entre le monde du réel et celui appartenant aux mages noirs de l’UdeM.
Originaire de Québec, cette jeune femme adore faire la fête, aime bien la couleur jaune, mais déteste profondément le carnaval de Québec. Elle nourrit également une haine sans nom pour tous les mots finissant par « rge » tels : asperge, auberge, cierge… N’est-ce pas, pour vous aussi, la conception que vous vous faites de l’enfer ?