Il y a cinq ans, je voguais paisiblement vers une carrière de diplomate. Après avoir complété des études en science politique et réalisé quelques voyages linguistiques, j’ai compris deux choses : 1) que la politique m’exaspère autant que les bureaux et les fonctionnaires ; 2) que les langues étrangères sont trop compliquées à apprendre. J’ai donc décidé de tout balancer et de recommencer ma vie dans une nouvelle ville, sous une nouvelle identité. Je passe maintenant mes journées enfermée dans mon appart. Par choix. Mais surtout parce que j’écris sans répit et que je n’ai pas d’ordinateur portable. Malgré ma pauvreté et mon manque de talent pour composer avec la réalité, je suis quelqu’un de bien. Et bientôt, je serai mieux. Je deviendrai une grande journaliste !