What Happens in Vegas

À l’amour comme à la guerre

Si Tom Vaughan ne réinvente pas la roue avec son What Happens in Vegas, n’en demeure pas moins que les amateurs de comédies romantiques y trouveront leur compte.

What Happens in Vegas, un film de Tom Vaughan avec Cameron Diaz et Ashton Kutcher, USA, 2008, 99 min.

Joy est une New-Yorkaise branchée à qui tout semble réussir. Elle a un boulot respectable, des amies fidèles, un fiancé séduisant... Mais l’univers de cette dernière s’écroule le jour où son futur époux la largue sans préavis, devant toutes ses amies. De son côté, Jack est un célibataire fuyant les responsabilités à qui l’engagement donne des sueurs froides. Il est cependant confronté à la dure réalité lorsqu’il se fait virer et se retrouve sans le sou. Afin d’oublier leurs soucis, ces deux âmes à la dérive se rendent à Las Vegas avec la ferme intention de noyer leur peine. Suite à une cuite monumentale, ces deux inconnus se réveilleront un matin dans le même lit, unis par les liens sacrés du mariage. Mais les choses se compliqueront davantage lorsque Jack, ayant misé sur le jeton de Joy, remporte 3 millions de dollars. Dès lors, tous les coups seront permis pour mettre la main sur le pactole et pour se débarrasser de cette « douce moitié » embarrassante.

Soyons honnêtes : avec cette comédie, Tom Vaughan ne réinvente rien du genre de la comédie sarcastique/romantique. S’appuyant sur un scénario ultra convenu où les piliers de ce genre de production sont respectés à la lettre, il ne faut pas s’attendre à quelque chose d’innovateur lorsque l’on se déplace pour aller voir What Happens in Vegas. Des gags pipi-caca, des chutes à la tonne, des éructations, des doigts d’honneurs, etc. Il serait toutefois incroyablement naïf de croire que le public susceptible d’aller voir ce film s’attend à quelques grands chefs d’œuvre à la Bergman ou autres cinéastes obscures qui tentent de réinventer le septième art à grands coups de clairs-obscurs et d’ambiance utérine.

Les productions comme What Happens in Vegas ont un mandat clair : faire un max de profils au box-office. Pour ce faire : on prend deux stars ultras cool, on les habille sexy, on les fait tomber amoureux aux alentours des 90 minutes, et voilà ! Avec une telle recette, il est assuré que les ados nord-américains iront faire la file dans le cinéma le plus près de chez eux pour voir Cameron et Ashton échanger des becs mouillés. Mais voilà, au-delà des recettes miracles et des préjugés, il faut le dire : le film de Vaughan est bien fait et contentera certainement les amateurs de ce genre de films. Des blagues bien placées, des répliques croustillantes, des situations complètement farfelues... Qui sait ? Peut-être même réussira-t-il à amadouer les plus septiques (comme moi, je l’avoue). Nombreuses sont les scènes cocasses où l’on ne peut réprimer un éclat de rire. Je pense entre autres à cette scène complètement tordue où les deux protagonistes s’engagent dans une course folle dans les rues de New York pour arriver à l’heure chez leur thérapeute, ou encore à certaines répliques lancées au tribunal.

Concernant les comédiens, là encore, pas de grandes surprises. Cameron Diaz demeure cette belle et lumineuse actrice qui apporte un « je ne sais quoi » à tous les projets auxquels elle participe (pardonnez le jeu de mots). Un tantinet plus incisive que dans ses rôles précédents, elle remplit sa part du contrat avec brio. Même chose pour Ashton Kutcher. Toujours aussi mignon, il sait tirer son épingle du jeu, en grand habitué des comédies qu’il est. Si son personnage a un peu plus de substance que son fameux Kelso dans That 70’s show ou que son personnage dans Dude where is my car ?, il est toutefois triste de constater que Kutcher semble à jamais condamné à jouer le même rôle. On lui souhaite bonne chance pour l’avenir.

Les amateurs de comédies légères s’amuseront sans l’ombre d’un doute lors du visionnement de What Happens in Vegas. Pour les autres, ce film ne changera pas votre perception de ce genre de production, mais vous risquez tout de même de vous bidonner. Petit conseil : ne vous sauvez pas dès que s’entame le générique puisqu’il contient un des meilleurs gags du film.

vendredi 9 mai 2008, par Patricia Roy

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