I Am Legend

- L’affiche de "I Am Legend".
Will Smith tient la vedette dans cette adaptation du roman de Richard Matheson, publié en 1954. Il y incarne le dernier homme sur terre, survivant à une épidémie qui transforma la totalité de l’espèce humaine en créatures assoiffées de sang qui ne sortent que la nuit (euh, des vampires genre ?). Chaque jour, il se prépare à affronter la nuit venue les hordes de morts-vivants qui veulent en finir une fois pour toutes avec cet humain récalcitrant.
Quand le projet a été ressuscité en 1997, c’est Ridley Scott (Legend) qui devait réaliser la nouvelle version avec Arnold Schwarzenegger (Eraser) dans le rôle principal. Mais de vaines questions de budget gonflé ont repoussé le projet entre les mains de Tom Cruise (Vanilla Sky), puis de Rob Bowman (Reign of Fire) et de Michael Bay (Armageddon), pour aboutir entre celles de Francis Lawrence (Constantine). Akiva Goldsman, le scénariste oscarisé le plus surcoté de la Terre (on ne lui pardonnera jamais Lost in Space ni Batman & Robin), s’est attaqué à l’adaptation comme une grippe s’attaque à un système immunitaire. Un projet qui glisse entre autant de belles mains ; ça promet. Le roman a déjà inspiré le film The Omega Man en 1971 avec Charlton Heston. À l’affiche le 14 décembre.
The Invasion

- L’affiche de "Invasion".
Originalement, les bonzes de Warner Bros. voulaient un troisième remake de Invasion of the Body Snatchers inspiré du roman de Jack Finney datant de 1954 (décidément, aucune idée nouvelle n’a vue le jour depuis 1954). Vous vous souviendrez que la première adaptation cinématographique du roman, réalisé dès 1956, avait suscité assez d’intérêt pour générer un premier remake en 1978. Donald Sutherland, Leonard Nimoy, Jeff Goldblum et Veronica Cartwright partageaient la vedette dans cet excellent thriller de Philip Kaufman. Un second remake nous a été présenté, dans l’indifférence la plus complète, en 1993, par Abel Ferrara. Cette fois-ci, Dave Kajganich a concocté une adaptation assez différente pour que l’histoire soit considérée originale, ce qui n’est quand même pas rien pour le quatrième film basé sur le même roman.
Nicole Kidman (The Others) et Daniel Craig (Casino Royale) interprètent deux psychiatres qui découvrent l’existence d’une conspiration extra-terrestre pour exterminer la race humaine. Le travail d’Oliver Hirschbiegel (La chute) à la réalisation n’a pas convaincu les producteurs qui ont engagé les frères Wachowski (The Matrix) pour réécrire le scénario (après le tournage, c’est jamais bon signe), et James McTeigue (V for Vendetta) pour tourner de nouvelles scènes d’action et une conclusion différente. Quand un film est repoussé de plus d’un an et qu’un nouveau réalisateur doit repasser par dessus le travail, ça n’augure pas très bien. Mais le film de 1978 était tellement bon (il faut voir Donald Sutherland hurler en pointant du doigt pour comprendre), que le projet garde quand même un certain attrait. À l’affiche le 17 août.
30 Days of Night

- L’affiche de "30 Days of Night".
L’excellent comic book de Steve Niles et Ben Templesmith n’en est peut-être qu’a sa première adaptation sur grand écran, mais il fait déjà couler beaucoup d’encre. Dès sa publication, en 2002, Sam Raimi s’est montré intéressé à produire une version cinématographique par le biais de sa compagnie de production Ghost House. Cinq ans plus tard, David Slade (Hard Candy) nous propose enfin sa vision. L’histoire met en scène une bande de vampires qui profitent des longues nuits de l’arctique pour régner en maîtres et semer la terreur dans une petite ville de l’Alaska. Josh Hartnett (Hollywood Homicide) et Melissa George (Alias) y tiennent les rôles principaux d’un couple d’agents de police.
Ghost House n’est pas réputé pour la qualité de ses films (Boogeyman, The Grudge 2 et The Messengers étaient tous, au mieux, assez moyens), mais le matériel de base est d’une telle solidité, qu’il serait difficile de le gâcher. Mais si Battlefield Earth nous a appris quelque chose (mis à part que la carrière de John Travolta ne va vraiment nulle part), c’est que tout est possible, surtout le plus mauvais. À l’affiche le 19 octobre.











