Vous avez donc, rédacteurs, écrivains et poètes, l’occasion en or de publier et surtout d’être apprécié par un lectorat croissant à vue d’oeil. D’ici le 15 avril prochain, vous pourrez soumettre au jury une nouvelle ayant pour thème : les roulottes. Qui n’a pas d’histoire de roulotte à raconter ? Allez-y, creusez dans votre mémoire, les textes intéressants sont ceux qui s’inspirent du thème et non pas ceux qui collent trop au thème... Il vous reste un mois, c’est amplement le temps nécessaire pour écrire un solide texte.

Profitez du lancement de la troisième édition pour rencontrer l’équipe de Biscuit Chinois et les écrivains sélectionnés, ce vendredi 16 mars à 19 heures au studio Leclair. Le thème des tondeuses vous préparera au printemps qui arrive à grands pas !

Pas inspiré par les roulottes ? Qu’à cela ne tienne, préparez des nouvelles mordantes pour les prochains numéros. Le 15 juin, les pilules sont à l’honneur alors que le 15 octobre, ce sont plutôt les répondeurs. Toujours pas inspiré ? Peut-être que l’écriture n’est pas pour vous... Les thèmes sont larges, ouverts, je suis sûr que vous trouverez, pensez-y.
Lancé à l’été 2006 et publiant 15 écrivains, le premier numéro de Biscuit Chinois thématisait le ketchup. Eh oui, le ketchup ! Nouvelles sanglantes, mais surtout appétissantes, le premier exemplaire est toujours en librairie et deviendra peut-être un objet de collection !
L’hiver 2007 a vu naître le deuxième numéro, Last Call, recueillant encore une fois 15 textes, dont quelques extraits sont disponibles sur leur site. Voici d’ailleurs un court extrait d’un extrait :
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Une voix plutôt moche, aux tonalités molles et plaintives, une voix qui suscitait immédiatement la pitié, mais qui donnait envie de frapper. La voix de Lacoste était en parfait accord avec son physique. On imaginait mal un violeur récidiviste dans ce corps de crevette.
Ne croyez-vous pas qu’il y a une forme d’apitoiement sur vous-même dans ce que vous dites ? Supposer que l’on ne peut pas vous aider laisse entendre que vous êtes une cause perdue, et cela sanctionnant peut-être une attitude défaitiste, mais surtout, une autosatisfaction dans votre malheur qui s’établit.
Les phrases du docteur Marnier étaient toujours confuses, un peu floues, très convenues. On sentait qu’il y avait le contenu, mais la plupart du temps, ses réflexions provenant de lectures ou de confrères, il les restituait de mémoire, en oubliant ou remplaçant quelques mots. Le résultat était soporifique, incohérent, et en même temps difficile à critiquer. Les phrases du docteur Marnier étaient en parfait accord avec sa personne. En fait, son cabinet, ses vêtements, sa coupe de cheveux, jusqu’au désordre calculé sur son bureau, la façon dont il prenait ses notes dans un calepin en cuir posé sur ses genoux, tout cela semblait emprunté, stéréotypé, et inadéquat mais inattaquable.
Je vais tout vous raconter, mais vous ne pourrez pas m’aider, docteur. Eh bien, allons-y, et je ne vous aiderai pas.
Même la condescendance du docteur sonnait faux.
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Extrait de Café froid, par Étienne Lagrenade
Lancement du troisième Biscuit Chinois | Vendredi, le 16 mars 2007 | 19h00 | Au Studio Leclair, 2041 Mont-Royal Est | Lectures & consommation gratuite à l’achat de la revue (9$)













