La famille Amer habite Masha, un village agricole du nord de la Palestine. Le mur de « sécurité » érigé par les autorités Israéliennes se dresse entre la demeure des Amer et leurs terres cultivables. 8 jours passés avec la famille de fermiers permettent de saisir l’ampleur de leur malheur.
8 jours suffisent pour accumuler des preuves du comportement répréhensible des forces armées Israéliennes. Les militaires font, par exemple, attendre indûment et pendant des délais déraisonnables, les fermiers aux postes de sécurité. La mère explique à ses enfants qu’ils doivent être patients, ne pas s’insurger violemment contre le mur, pour ne pas subir le même sort que leur frère et leur soeur décédés.
Ce conseil tient aussi pour les spectateurs. The Color of Olives défile lentement, très lentement. La forme du documentaire y joue pour beaucoup. Les plans, presque invariablement fixes, s’étirent longuement, même s’il n’y a pas grand chose à montrer. Les protagonistes ne dialoguent pas avec les cinéastes. Leurs réflexions sont transposées, à la manière d’un vieux film muet, sur des intertitres. Le rythme lent de l’oeuvre correspond parfaitement à la lassitude et au découragement de la famille Amer.
Pour en apprendre plus sur les problèmes économiques qu’entraînent la construction du honteux mur de sécurité, visitez le site web de l’aide médicale à la Palestine ou, si vous êtes patient, regardez ce film.











