J’ai vraiment ri quand j’ai vu cette scène des employés du CTU qui arrêtaient momentanément de poursuivre la recherche d’un terroriste en possession d’armes nucléaires pour pouvoir écouter attentivement les bons mots du président. On aurait dit une équipe de football qui se fait mettre une raclée en première demie et qui va rebondir parce que leur entraîneur leur a livré un discours très inspiré dans le vestiaire. Petite question comme ça : est-ce que le CTU serait en break syndical de 4 heures pendant le super-bowl, ou est-ce qu’ils ne s’accorderaient qu’une pause de 15 minutes pour regarder le spectacle de la mit-temps ?

- nadia
- des yeux si purs, si angéliques, si innocents ! comment ne pas lui faire confiance ?
Dans un autre ordre d’idée, la question des relations avec les arabes américains devient de plus en plus ambivalente de semaine en semaine : il y a Nadia, l’arabe convertie au star-spangled banner et compétente, qui est reléguée aux ligues mineures de la chasse au terroriste à cause d’un profilage racial, qui est supportée par un gentil américain de souche, et il y a les prisonniers arabes, qui se font infiltrer par Walid un peu trop facilement et qui se comportent comme des durs même si leurs informations proviennent d’un minable site internet. Je voudrais bien croire que le message de l’émission est de démontrer qu’ « il y a autant d’arabes gentils que d’arabes méchants », mais le problème est qu’en contrepartie, il n’y a pas autant d’américains enfoirés que de gentils américains… la moyenne des télespectateurs ne le remarquent peut-être pas, et c’est justement un peu pervers de présenter une morale en apparence nuancée alors qu’elle indique plutôt quelque chose comme un clivage racial…

- le frère de jack
- était-il aussi méchant quand il avait des cheveux ?
Bref, ce ne fut pas un épisode trépidant. L’intrigue politique s’est résolue trop rapidement après la résignation de Karen Hayes et ne fait qu’introduire une des idées les plus déplorables de la mentalité américaine, soit la confiance totale et aveugle que les gens portent envers le jugement de leur président (quoique dans la réalité, d’avoir eu coup sur coup un président infidèle et un fabulateur qui hallucine des armes dans le désert a dû porter un dur coup à ce concept). Du côté de Jack, il y a eu peu de choses à se mettre sous la dent. On l’observe se déplacer en voiture et on en apprend un peu plus sur sa famile visiblement dysfonctionnelle. Au moins, la finale de l’épisode ne fait pas que confirmer que le frère de Jack est un vrai de vrai méchant corrompu, il promet aussi une manoeuvre spectaculaire de Jack afin que celui-ci parvienne à sauver son père d’une mort certaine, et une torture sauvage de son Caïn.
Jack’s kill count : 2 (j’espère qu’il va se rattraper, ça traîne de la patte pas mal…)
À surveiller la semaine prochaine : un président qui tient son bout devant un conseiller politique qui est devenu vraiment aigre depuis que Ally McBeal a pris fin !











