Molly Mahoney est une jeune musicienne en panne d’inspiration qui travaille dans le magasin de jouets magiques de l’excentrique M. Magorium. Quand elle apprend que son patron, après 243 années sur terre, doit quitter ce monde et qu’il lui lègue sa boutique, Molly doit réfléchir beaucoup plus tôt que prévu à son avenir. Avec l’aide d’Henry, le nouveau comptable et Eric, un jeune garçon solitaire qui collectionne les chapeaux, Molly doit apprendre à croire en elle et à son potentiel, sans quoi la magie de l’Emporium pourrait disparaître en même temps que son propriétaire.

- M. Magorium (Dustin Hoffman) et Molly Mahoney (Natalie Portman)
Avec le temps des fêtes qui arrive désormais dès le 31 octobre, la saison des films de Noël s’amorce toujours de plus en plus tôt. Mr. Magorium’s Wonder Emporium, bien qu’il ne s’inscrive pas directement dans la période festive, s’imprègne néanmoins de son esprit bonbon facile à déguster ; des jouets qui bougent tout seuls, des couleurs chatoyantes et une morale bon-enfant que même le Grinch peut saisir (à défaut de l’apprécier). L’univers magique farfelu sent par contre trop le pré fabriqué pour vraiment enchanter et la mise en image très clinique n’amène rien de bien nouveau dans l’univers tout en CGI de nos enfants.
L’histoire simple et mignonne, conduite par la non moins mignonne Natalie Portman (Mars Attacks !) fait penser à un mélange entre Rain Man et La course au jouet, mais avec de vrais acteurs (Schwarzenegger et Sinbad dans le même film, fallait pas trop miser sur une nomination aux Oscars). Dustin Hoffman incarne avec une aisance un peu inquiétante le personnage titre, dont le maniérisme et l’élocution de débile-mental amuseront certains spectateurs indulgents, mais qui énerveront sinon assez rapidement le commun des mortels. Il fait bon revoir un Jason Bateman (Arrested Development) en pleine possession de son cynisme, qui amène un humour pince-sans-rire inimitable à cette comédie légère. Il faut également souligner la prestation très naturelle du jeune Zach Mills, d’une sincérité étonnante dans son rôle ingrat de garçon trop attachant.

- Henry (Jason Bateman)
Sans le placardage impudent et maladroit de marques déposées à travers la trame narrative, les producteurs pourraient encore jouer la carte des bonnes intentions avec une certaine crédibilité, mais il devient rapidement apparent que toute l’entreprise n’est qu’un habile stratagème pour que les parents moyens se précipitent au Toys "R" Us le plus proche en sortant du cineplex. Le résultat demeure néanmoins fort ludique et, Natalie Portman oblige, assez agréable à regarder.











