Fantômes, démons et magie noire cambodgienne se rencontrent dans Long Khong 2. Précisons d’abord que Long Khong 2 est connu en Amérique sous le nom Art of the Devil 3. Le premier Long Khong fut baptiser Art of the Devil 2 par le distributeur dans le but de capitaliser sur le succès de cette autre production thaïlandaise.
La maigre histoire de ce film d’horreur va comme suit : avec sa tante infirmière, son arrière grand-mère voyante, son oncle idiot, son grand-père un peu louche et un sorcier dévoré de l’intérieur par la magie noire, un jeune homme triste cherche à redonner vie à sa mère décédée depuis 13 ans. Malheureusement pour la famille, le corps pressenti pour accueillir l’âme de la défunte est déjà possédé par un un puissant dieu à trois yeux.
Durant les premières bobines axées sur des retrouvailles familiales et des révélations dignes de « soap-operas », le film dégouline de mièvrerie. Pourtant, durant les dernières bobines, le film dégouline d’hémoglobine. Une cérémonie d’échange d’âme doublée d’un avortement fait maison constitue le point tournant du long métrage. Lorsque la victime de l’avortement forcé entreprend de se venger, elle le fait en exploitant la force de la magie noire cambodgienne.
S’ensuit une version vaudou de Final Destination, en plus gore. Des épingles à couches sont utilisées contre des paupières, des malheureux sont éventrés, une langue se voit amputée, des plaies pleines de vers sont exposées, etc... La qualité des trucages confère une qualité sordide à cette réalisation de l’équipe Ronin.
Les jeu des acteurs ne s’élèvent toutefois pas au niveau du travail des spécialistes en effets spéciaux. Ils sont particulièrement risibles, même en tenant compte du type de film dans lequel ils évoluent. Pire, ils doivent débiter des répliques minables du genre : « When someone comes back from the dead, you can’t expect it to be normal » (Quand quelqu’un revient du royaume des morts, il ne faut pas s’attendre à ce qu’il agisse normalement) ou « Now you know how much it hurts when someone inflict pain on you » (Maintenant tu sais à quel point ça fait mal lorsque quelqu’un te fait souffrir).
Peut-être s’agit-il seulement d’une mauvaise traduction... Qu’importe, Long Khong 2 ne plaira qu’aux amateurs de bains de sang assez patient pour tolérer un départ lent et ennuyant.











