Les gagnants sont...

Les compétitions artistiques donnent souvent lieu à des victoires douteuses. Par exemple, en 1942, How Green is my Valley remporta l’oscar du meilleur film devant Citizen Kane et The Maltese Falcon.

Les compétitions artistiques donnent souvent lieu à des victoires douteuses. Par exemple, en 1942, How Green is my Valley remporta l’oscar du meilleur film devant Citizen Kane et The Maltese Falcon.

Ainsi, malgré l’excellente presse entourant le plus récent film des brillants frères Cohen, les récipiendaires de la Palme d’or en 1991 pour Barton Fink reviendront bredouille aux États-Unis. Le prix tant espéré ira plutôt au réalisateur roumain Cristian Mungiu pour 4 mois, 3 semaines et 2 jours. Le film raconte l’avortement illégal d’une jeune étudiante de Bucarest avant la chute du régime communiste.

Un autre réalisateur roumain, Cristian Nemescu, s’est mérité le premier prix du volet Un certain regard. Son California Dreamin’ oppose le rêve américain à la triste réalité de la guerre du Kosovo de 1999.

Le Grand prix qui, traditionnellement équivaut à la deuxième place du festival de Cannes, a été attribué au film asiatique La forêt de Mogari de Naomi Kowase. Cette réalisatrice japonaise habituée de la croisette s’était méritée la caméra d’or avec son Suzaku en 1997. Ce prix a été remis cette année à Etgar Keret et Shira Geffen pour Les méduses.

Un prix spécial du 60ème anniversaire est allé à Paranoid Park de Gus Van Sant. Il s’agit davantage d’un hommage pour l’ensemble de la carrière du réalisateur du remake de Psycho que d’une reconnaissance exceptionnelle de sa plus récente oeuvre : l’histoire d’un jeune adolescent responsable de la mort accidentelle d’un agent sécurité.

Mentionnons aussi que le talentueux Fatih Akin, réalisateur du mémorable Gegen Die Wand a remporté le prix du meilleur scénario pour De l’autre côté, que le prix de la mise en scène est allé à Julian Schnabel pour Le scaphandre et le papillon et que le prix du jury, sorte de prix de consolation remis aux films « coup de coeur », a été décerné au film d’animation iranien Persepolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud ainsi qu’au film mexicain Lumière silencieuse de Carolos Raygadas.

Comme toujours, la plupart de ces oeuvres accomplies seront projetées au cinéma Ex-Centris dans le cadre du Festival du Nouveau Cinéma en octobre prochain.

Voir en ligne : Festival de Cannes

mardi 29 mai 2007, par David Lamarre

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