Organisée par la conservatrice Mira Falardeau, l’exposition intitulée Les aventures de la bande dessinée québécoise se parcourt rapidement, présente de manière succinte et précise des informations historiques et sociales sur le contexte d’apparition de la bande dessinée dans certains journaux dès la deuxième moitié du 19e siècle.

La série de panneaux qui reproduisent des extraits de récits en images, de gravures de bois accompagnant des courts récits humoristiques et des caricatures, permet de comprendre le rôle important qu’a joué la BDQ dans le développement de l’identité culturelle et politique des canadiens français. Tout comme pour la prolifération des comics dans les quotidiens américains, les illustrations qui abondaient dans des journaux satiriques comme Le Canard, le Charivari, La Scie et autres, permettaient de rejoindre un lectorat partiquement illettré. L’humour bon enfant, la critique virulente de la bourgeoisie et le langage parfois très vernaculaire ne laissent aucun doute sur la provenance des artistes responsables des premières manifestations du 9e art au Québec.
Cette exposition instructive et tout public inclut également des reproductions des pages de ces quotidiens du 19e siècle, et quelques originaux. Pour ces derniers, il est déplorable que la plupart des exemples offerts soient pratiquement illisibles, mais la responsabilité n’en revient pas aux organisateurs de l’exposition, il en revient plutôt au fait que les quotidiens de cette époque ne tenaient pas vraiment compte de critères de conservation muséologiques dans le processus d’impression.
Sans vous inviter à vous ruer voir cette exposition, je vous suggère néanmoins de passer y faire un tour si jamais vous vous rendez à la GBQ. Ou si jamais vous passez par le métro Berri et que vous avez quinze minutes de libre. Je sais, je sais, le métro Berri est très mal situé, et personne ne s’y rend jamais. Un petit effort.











