Le frère de Jack

Ce serait beau, comme poster : Jack qui regarde la caméra avec son air glacial et un texte au-dessus de sa tête : « You’re gonna have to trust me on this one : vote for Barack Obama NOW ! »

Jack, Jack, Jack… ton abandon n’aura duré que quelques secondes, après tout ! Il ne fallait pas regarder trop loin pour voir que tu es toujours l’homme de la situation : une bombe explose, la population est affolée et court dans tous les sens comme des poules sans tête et toi, tu te tiens droit comme un piquet et tu analyses la situation. Après avoir sauvé un type, tu te dis que ça va peut-être prendre du temps si tu continues à faire du cas-par-cas résultant en des explosions gratuites plutôt que d’aller directement zigouiller les terroristes derrière tout ça.

En fait, tu es tellement déterminé que tu es prêt à aller torturer ton frère ! Wow ! Et apparemment, tu aurais fait des cochonneries avec sa femme ? Petit sournois ! Entre vous et moi, je m’attends à ce qu’elle ne soit plus en vie d’ici à ce que le soleil se couche, puisque c’est le sort systématique qui attend les concubines de Jack. J’ai bien hâte de voir son père, et je connais la propension des productions américaines à inclure des complexes d’Œdipe dans leur scénario. Un autre qui ne devrait pas passer la journée !

Pour le reste, la collaboration du terroriste avec les autorités est assez intéressante. D’abord, le méchant repenti tend la main à Buchanan et celui-ci refuse de la lui serrer, mais après que la collaboration de celui-ci se soit avérée efficace, la poignée de main a lieu et est initiée par l’Américain. Comme dans la vraie vie : je ne te fais pas confiance du tout mais si j’initie un rapprochement, t’es mieux d’approuver !

Je dois admettre que le président est moins débile que je ne le croyais de prime abord. Il remet à sa place le général qui a la détente rapide sur le bouton rouge mais rabroue également le conseiller qui est prêt à suspendre les libertés individuelles de ses citoyens pour la simple et mauvaise raison que ça sent le nucléaire à L.A. Comme chaque saison donne une contrepartie intéressante du président en place, j’en déduis que ce que Wayne Palmer va être comme président devrait constituer une excellente publicité pour le poulain des producteurs de 24 dans la course à la chefferie des démocrates pour la prochaine présidentielle ! Ce serait beau, comme poster : Jack qui regarde la caméra avec son air glacial et un texte au-dessus de sa tête : « You’re gonna have to trust me on this one : vote for Barack Obama NOW ! »

Jack’s kill count : 2 (mais on aurait envie de lui donner une mention honorable pour l’étranglement de son frère).

mercredi 24 janvier 2007, par Gabriel Tremblay Gaudette

P.-S.


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