Pour vous mettre en contexte, un conflit à caractère religieux et territorial sévit en Israël, opposant les Palestiniens et les Sionistes. Ces derniers ont établi des colonies, des villes dans le but d’occuper Israël. Non satisfait de la résistance palestinienne, les autorités israéliennes ont érigé de gigantesques cloisons, allant de la clôture électrifiée jusqu’au mur bétonné de plus de douze mètres sur une distance allant bien au-delà de la frontière établie entre les deux territoires. Le mur a officiellement été conçu pour protéger le peuple israélien des attaques palestiniennes, mais le débordement a l’effet néfaste de séparer les villages palestiniens et de couper les liens entre les familles, qui ont perdu 30 % de leurs terres agricoles par le fait même.
Et c’est exactement ce que dénonce Mohammed Alatar dans son documentaire Le Mur de fer. Il revendique en fait la fin des barbaries et espère que des négociations pacifistes régleront équitablement le conflit, en séparant justement les deux territoires. Si l’idéologie est présente durant tout le film, la méthode employée consiste à montrer la situation d’un point de vue autre que celui des sionistes, qui transparaît trop souvent dans les médias. Le film comporte malheureusement des erreurs techniques de sons (mauvais équilibrage, trame son répétitive) et d’images (mauvaise qualité, ralentis saccadés, pixels grossiers), nuisant sensiblement à l’expérience.

- Un paysage typique, à l’ombre du mur
Le Mur de fer transmet toutefois son idée clairement et franchement. Le documentaire de Mohammed Alatar touchera assurément sa cible, en suscitant des émotions chez plusieurs, mais surtout en faisant réfléchir à ce sujet qu’on a tendance à oublier trop rapidement.
Vous pouvez tuer mille personnes, vous pouvez abréger une vie, mais vous ne pouvez pas tuer une idée.
— Shimon Perez, peu de temps après l’assassinat du premier ministre Yitzhak Rabin












