La tourneuse de pages

Avec un titre comme ça, pas besoin de sous-titre !

Pas besoin de tourneuse de pages quand on joue de la guitare piano...

La tourneuse de pages, un film de Denis Dercourt avec Catherine Frot, Déborah François et Pascal Greggory, France, 2006, 1h25

Premièrement, comme titre accrocheur, on repassera. Pour le reste, Denis Dercourt nous raconte une simple histoire de vengeance. Mélanie (Déborah François), une pianiste douée, abandonne sa passion pour la musique lorsqu’elle se fait snober par Ariane, une pianiste concertiste (C. Frot), lors d’un concours. Quelques années plus tard, leurs destins se croisent de nouveau alors que Mélanie est engagée pour garder le fils d’Ariane. Les pièces sont placées pour une histoire de vengeance qui carbure à l’oestrogène.

C’est bien connu, lorsqu’une fille entretient de la rancoeur, elle ne confrontera pas directement l’objet de sa colère. Plutôt que de régler des différents à coups de poings, les filles agissent de façon plus mesquines, plus hypocrites et plus sophistiquées. À cet égard, La tourneuse de pages s’avère très intéressant.

Tous les gestes, toutes ses paroles voire tous les regards de Mélanie font partie d’une partition de la vengeance. Malheureusement, la mélodie n’est guère entraînante. Même si le film ne dure que 90 minutes, il semble 30 minutes trop long.

Les deux actrices principales excellent dans leur rôle. L’une est l’envers de l’autre. Déborah François joue la vulnérabilité pour masquer son assurance et gagner la confiance d’Ariane. Quant à Frot, derrière ses apparences calmes et froides se cache une grande fragilité.

Bref, le film ne possède qu’un gros problème, son métronome est réglé à une cadence trop lente.

mercredi 22 novembre 2006, par David Lamarre

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