Si être une jeune fille d’entre 8 à 18 ans semble difficile, les jeunes rockeuses sont plus enclines à être marginalisées. Entre toutefois en scène un camp musical exclusivement féminin qui tentera d’apprendre aux jeunes Courtney Love à se prendre en main et surtout à s’affirmer en tant que femmes. Sans toutefois viser le public féminin, le documentaire Girls Rock saura inspirer autant les jeunes garçons que les plus grands et grandes, qui ont déjà passé le stade souvent difficile de l’école primaire et secondaire. Tous les sexes et tous les groupes d’âge trouveront leur compte en admirant de jeunes filles évoluer entres elles. Et non, ce n’est pas que rose, ce n’est pas que poupées et compagnie. Les caractères se mélangent et créent un chaos duquel naîtront quelques bijoux musicaux.

- Laura aime le Black Metal. Sa personnalité amicale lui permettra quand même d’être acceptée par ses consoeurs.
5 jours de camp, une centaine de fillettes et de jeunes femmes, plusieurs professeures pour aboutir en un spectacle final plutôt impressionnant. Les plus vieilles sont expérimentées, les plus jeunes ont beaucoup de volonté, mais toutes partent avec peu de vécu pour créer à partir de rien des pièces musicales complexes. Le tout agrémenté du Girl Power qui manque sensiblement à ces jeunes filles. La notion de féminisme, d’auto-défense et d’affirmation de soi est d’ailleurs brillamment amenée par leurs professeurs. Les réalisateurs Arne Johnson et Shane King, deux hommes, ont mis en vedette quelques jeunes femmes pour approfondir l’expérience vécue lors de ce séminaire.

- Amelia, malgré son tempérament orageux, possède un talent immense.
Même si le rock vous semble agressif et chaotique, le sentiment ressenti et le bonheur de ces futures P.J. Harvey vous envoutera assurément et vous regretterez ne pas avoir tenté l’expérience vous-même ! D’accord, le projet est né à Portland en Oregon vers l’an 2000, mais il ne se limite pas aux jeunes rockeuses et l’idée, quoique quasi-exclusive, se base sur à peu près tous les camps artistiques ou sportifs. Quelle belle inspiration pour le talent de la jeunesse.

- Misty, 17 ans, peinera à travailler avec des jeunes moins expérimentées donc moins sûres d’elles.
Les deux réalisateurs nous permettent de pénétrer, tel des voyeurs intéressés, dans l’engouement à la fois criard et mature d’un camp musical marginal. Amateurs de rock, amateurs de psycho-sociologie du développement, vous ne serez pas déçu.











