Maxwell Smart, un analyste enthousiaste pour l’agence secrète d’espionnage CONTROL, rêve de devenir agent de terrain. Après avoir passé les tests à plusieurs reprises, il se voit toujours refuser la promotion par son chef, qui ne peut se permettre de perdre un technicien aussi chevronné. Mais lorsque que KAOS, une organisation terroriste sans scrupule, attaque la centrale de CONTROL et liquide la majorité de ses membres, il incombe à Maxwell et son équipière 99, d’empêcher un attentat visant à assassiner le président des États-Unis.

- Agent 99 (Anne Hathaway) et Maxwell Smart (Steve Carrell) en mission
Après Austin Powers, The Naked Gun et Top Secret !, que peuvent encore bien dire les parodies de film d’espionnage ? Cette adaptation de la série-télé de Mel Brooks des années 60 revisite ce sous-genre archi-usé avec une corde de plus à son arc ; l’inimitable talent burlesque de Steve Carrell. C’est une chance d’ailleurs, car au niveau de l’intrigue, les scénaristes n’ont rien réinventé et nous servent une succession de situations vaseuses assez peu passionnantes et déjà vues 100 fois.
Steve Carrell, définitivement le comique américain de l’heure, sauve cette production du désastre, avec son jeu naïf et son aura qui transpire le ridicule. Il rehausse les scènes les plus grotesques et les prémisses réchauffées, avec une énergie rafraichissante incroyable, digne d’un Jerry Lewis ou d’un Jim Carrey. Sa seule présence à l’écran, ses seuls regards, ses sourires et chaque bout de phrase qu’il livre, provoquent plus de rires que les filmographies d’Adam Sandler et Mike Myers réunies (les sceptiques n’auront qu’à aller voir You Don’t Mess with the Zohan et The Love Guru pour être convaincus).

- Agent 23 (Dwayne Johnson) et Maxwell Smart (Steve Carrell) à l’entrainement
À travers ses situations ressassées, Get Smart parvient néanmoins à nous surprendre à quelques reprises, principalement par ses dialogues cassants. La mise en place ardue de séquences vaudevillesques qui tombent presque toujours à plat, est réchappée par des échanges coriaces entre les acteurs. Chacun trouve son moment de gloire, entre les apparitions de Carrell évidemment. Notons particulièrement l’interprétation de Dwayne Johnson (the artist formely known as "The Rock"), qui met finalement son orgueil de macho mal léché de côté et renforce ainsi son jeu d’une légèreté naturelle et dérisoire fort bienvenue.
Une comédie assez standard, Get Smart n’impressionne donc que par la ferveur de son principal comédien. Il faut se contenter de Steve Carrell en visionnant ce film, car il ne recèle réellement rien d’autre d’intéressant. torrent











