FBDFQ, jour 2

Québec, ça rock en masse (peut-être même trop)

J2 : « Alexis, tabarnak ! Arrête-moi-ça toute suite ! »

Eh bien les enfants, il y a de l’action au FBDFQ ! En fait, l’affluence est même supérieure à celle du salon du livre de Montréal, avec les qualités et les défauts que ça suppose. Oui, il y a un grand nombre de maisons d’éditions et d’auteurs sur place, mais il y a aussi beaucoup de monde, ce qui rend la circulation (et les entrevues impromptues avec les bédéistes) difficile, voire pénible.

Mais les fans de lecture et de BD en ont pour leur compte. Les auteurs, très accessibles et disponibles, sont toujours contents de dédicacer les œuvres qu’on leur apporte, et les acheteurs ont de quoi se ruiner en 30 minutes. Le café-rencontre BD a été occupé tout le temps que j’ai passé sur place et les face-de-reines sortaient des poches des gens à une vitesse spectaculaire.

Il y avait une foule particulièrement dense lorsque les présidents d’honneur du festival ont fait leur apparition, mais comme je n’ai pas regardé les invincibles j’ai pas réagi du tout. En fait, comme j’avais devant moi Jimmy Beaulieu, Pascal Girard, David Turgeon et d’autres encore, j’étais trop occupé à être énervé comme une fan de N’Sync qui rencontre Justin Timberlake, l’hystérie en moins, pour porter attention à ce qui se trouvait à ma gauche.

Évidemment, j’ai acheté plein de bonnes choses, dont plusieurs qui vont faire l’objet d’une critique dans ces pages. Je veux vous préparer à l’une d’entre elles en vous glissant que si Pascal Girard a gagné un prix Bédéis Causa pour son Nicolas, c’est qu’il le méritait amplement.

Pour le reste, je me suis fait aller le crayon dans le calepin à qui mieux-mieux ! Les entrevues suivront prochainement, je n’ai posé que quelques questions aux auteurs que j’ai pu accrocher mais je vais d’abord leur envoyer une copie de ma transcription, question que ceux-ci approuvent les propos que je leur prête et que je puisse faire ça à tête reposée. L’entretien avez Zviane, très sympathique, va prendre plus de temps, elle était tellement débordante d’énergie qu’elle m’a coupé dans mes phrases et que je sais pas comment je vais faire tenir tout ça dans moins de 10 pages ! J’ai aussi découvert un magasin de la place Laurier spécialisé dans la BD qui est probablement le plus grand et le plus impressionnant que j’ai vu de toute ma vie ! Je vais faire de mon mieux pour aller le visiter demain.

C’est tout pour le moment, la fatigue et l’achalandage ont eu raison de ma fougue journalistique. En plus, Québec est une très belle ville (que je ne comparerais pas à Montréal parce que j’y habite depuis tellement longtemps que c’est comme de la tapisserie pour mes yeux) alors j’ai préféré aller déambuler que de me battre pour une vue sur les présentoirs avec la relève (lire ici des mioches plongés dans la lecture du dernier Lucky Luke). Je vais y repasser demain, histoire de saigner un peu plus mon compte en banque et de remplir mon carnet, mais ce soir je vais aller à la soirée bounce le gros version Québec pour aller me faire défoncer les tympans par monsieur Ghislain Poirier. Excellent !

dimanche 15 avril 2007, par Gabriel Tremblay Gaudette

P.-S.

Ça fait drôle de payer son achat et que le caissier d’office du kiosque soit l’éditeur de la maison d’édition en personne !

Y a des bédéistes amateurs qui ont monopolisé 30 minutes du temps de dédicace d’un des auteurs de Magasin Général ! Je sais pas si c’est Tripp ou Loisel qui a fait preuve d’autant de patience et de considération, mais félicitations pour cette aide à la relève ! La dame qui était responsable du kiosque avait pas l’air très satisfaite, par contre… Une accréditation, c’est magique. J’ai passé devant une très longue file avec grand plaisir afin d’aller quémander des entrevues aux artistes grâce à ce bout de papier enfermé dans du plastique !

Par contre, l’accréditation a ses vices. Le moindrement que je croisais le regard d’une personne assise à un kiosque, elle venait me parler, plus pour vendre sa marchandise que parce qu’elle s’intéressait à moi. Si vous passez à Québec d’ici le 22 avril, ne manquez pas de vous rendre à la bibliothèque Gabrielle Roy, l’exposition Regards sur la ville en vaut le coup. De magnifiques planches, encadrées avec soin et placé au beau milieu d’une bibliothèque paisible (sauf pour les deux p’tits crisses qui couraient autour de la fontaine pendant que leur mère leur criait « Alexis, tabarnak ! Arrête-moi-ça toute suite ! », mais ils devraient être partis depuis lors.)

Pour le peu que j’en ai vu, ce Festival est un très bel événement, qui démontre l’ampleur et la vitalité de la bande dessinée au Québec et dans le monde, à mon plus grand plaisir. Je vais en devenir un abonné.


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