Mais les fans de lecture et de BD en ont pour leur compte. Les auteurs, très accessibles et disponibles, sont toujours contents de dédicacer les œuvres qu’on leur apporte, et les acheteurs ont de quoi se ruiner en 30 minutes. Le café-rencontre BD a été occupé tout le temps que j’ai passé sur place et les face-de-reines sortaient des poches des gens à une vitesse spectaculaire.
Il y avait une foule particulièrement dense lorsque les présidents d’honneur du festival ont fait leur apparition, mais comme je n’ai pas regardé les invincibles j’ai pas réagi du tout. En fait, comme j’avais devant moi Jimmy Beaulieu, Pascal Girard, David Turgeon et d’autres encore, j’étais trop occupé à être énervé comme une fan de N’Sync qui rencontre Justin Timberlake, l’hystérie en moins, pour porter attention à ce qui se trouvait à ma gauche.
Évidemment, j’ai acheté plein de bonnes choses, dont plusieurs qui vont faire l’objet d’une critique dans ces pages. Je veux vous préparer à l’une d’entre elles en vous glissant que si Pascal Girard a gagné un prix Bédéis Causa pour son Nicolas, c’est qu’il le méritait amplement.
Pour le reste, je me suis fait aller le crayon dans le calepin à qui mieux-mieux ! Les entrevues suivront prochainement, je n’ai posé que quelques questions aux auteurs que j’ai pu accrocher mais je vais d’abord leur envoyer une copie de ma transcription, question que ceux-ci approuvent les propos que je leur prête et que je puisse faire ça à tête reposée. L’entretien avez Zviane, très sympathique, va prendre plus de temps, elle était tellement débordante d’énergie qu’elle m’a coupé dans mes phrases et que je sais pas comment je vais faire tenir tout ça dans moins de 10 pages ! J’ai aussi découvert un magasin de la place Laurier spécialisé dans la BD qui est probablement le plus grand et le plus impressionnant que j’ai vu de toute ma vie ! Je vais faire de mon mieux pour aller le visiter demain.
C’est tout pour le moment, la fatigue et l’achalandage ont eu raison de ma fougue journalistique. En plus, Québec est une très belle ville (que je ne comparerais pas à Montréal parce que j’y habite depuis tellement longtemps que c’est comme de la tapisserie pour mes yeux) alors j’ai préféré aller déambuler que de me battre pour une vue sur les présentoirs avec la relève (lire ici des mioches plongés dans la lecture du dernier Lucky Luke). Je vais y repasser demain, histoire de saigner un peu plus mon compte en banque et de remplir mon carnet, mais ce soir je vais aller à la soirée bounce le gros version Québec pour aller me faire défoncer les tympans par monsieur Ghislain Poirier. Excellent !











