Qu’est-ce que c’était ridicule comme épisode… Toute une crise autour d’une autre bombe nucléaire lancée sur la Californie par les méchants, alors qu’on peut prévoir qu’il est encore trop tôt dans la série pour que le bordel pogne à nouveau. La gentille arabe du CTU qui est soupçonnée à tort de trahison, juste pour faire planer au-dessus de son personnage le spectre de la torture imminente. Pire encore, l’annonce de la mort de Audrey, qui s’était rendue comme une grande en Chine pour essayer de faire libérer Jack (franchement, elle a des connexions, elle pouvait pas envoyer des gens compétents pour faire une enquête ?). Tout ça pour permettre à CasanoJack de commencer à coucher avec la femme de son frère mort…
Vraiment, les scénaristes de 24 se sont dits que tant qu’à « sauter le requin », aussi bien y aller pour un record mondial. Pas de limites à leur démesure ! Là, si j’ai bien compris, ils vont ranimer Wayne Palmer pour quelques minutes, histoire qu’il puisse freiner les ambitions guerrières d’un vice-président qui ressemble pas mal beaucoup à Bush. Après tout, pourquoi pas ! Ils pourraient aussi engager Tobby le chien sportif pour être analyste informatique au CTU !
Au moins, ce qu’il reste de plaisant à regarder la série est cette constante critique de la politique étrangère américaine. Oui, c’est tellement grossier de voir à quel point le vice-président avait une idée arrêtée de partir en guerre sous le moindre prétexte que la caricature pourrait sembler manquer de raffinement, mais d’un autre côté, Dubya ne fait pas dans la dentelle non plus. Une bonne chose qui peut peut-être se produire dans la tête des téléspectateurs américains serait de détester activement ce personnage de chef de l’état agressif, puis de faire un parallèle facile avec la réalité de leur pays. On le souhaite, comme ça 24 ne serait pas juste une émission merdique comme il y en a tant à la télévision.











