Samedi soir, je regardais Rambo : First Blood sur V. Je sais ce que vous allez me dire : David, pourquoi te soumets-tu à un tel supplice ? Je sais que visionner un vieux film sur une chaîne télévisée francophone comme V implique de nombreux sacrifices. Et j’étais prêt à les faire.
D’abord, l’oeuvre est doublée en français. Peut-être étais-je nostalgique, mais je voulais ré-entendre la voix bizarre du Rusé Stallone de l’hexagone.
Ensuite, la diffusion du long métrage est entrecoupée de nombreuses pauses publicitaires. Qu’importe, j’avais des trucs à faire durant ces interruptions.
Enfin, l’image est re-cadrée pour utiliser pleinement la surface des écrans cathodiques. Heureusement, le passage à un format quatre tiers sied bien à cette production.
Pourtant, je n’ai pas écouté le film au complet. Malgré toute mon ouverture d’esprit, V a trouvé le moyen de m’enrager à un tel point que je ne regarderai plus jamais des films qu’ils diffuseront.
Comme vous le savez, dans cet épisode des aventures de John Rambo, le protagoniste est aux prises avec les forces de police de la ville de Hope (un nom ironiquement symbolique). Après s’être échappé du poste de police et s’être évadé dans la forêt, il retourne en ville pour la mettre à feu et à sang (mais surtout à feu). Après avoir fait sauter une station service, il entreprend de saccager une armurerie. Il prend un baril, trace une traînée de poudre à canon allant jusqu’à l’extérieur du commerce et l’allume d’une salve de mitraillette. La poudre s’enflamme. Le feu s’étend vers l’inventaire de l’armurerie.... Ça va faire BANG !
Mais NON !
On coupe à une pause publicitaire. Je pense que hommes ou femmes, gais ou hétéros, blancs ou noirs, chrétiens, juifs ou musulmans peuvent s’entendre sur un point : couper une explosion dans un film d’action représente un crime impardonnable contre la cinéphilie. C’est équivalent à couper à une pause publicitaire lorsqu’un tueur surgit du noir dans un slasher. Ou lorsque deux personnages sont sur le point de s’embrasser dans une comédie romantique. Ou lorsqu’un acteur porno est sur le point d’éjaculer dans la face de sa co-vedette. Ça ne se fait pas.
Alors V, si j’avais installé une webcam sur mon ordinateur, vous pourriez voir mon majeur dressé fièrement. Et qu’est-ce que j’entends ? Vous voulez abandonner L’attaque à 5 ? (110%). Et bien, comme on dit, un majeur ne vient jamais seul.











