Capsules-mémoires

Du 8 mars au 29 avril 2007 à la Cinémathèque québécoise

28 très courts métrages en hommage à la pellicule Super 8 Kodachrome de Kodak.

28 très courts métrages en hommage à la pellicule Super 8 Kodachrome de Kodak.

2005 marque, après quarante ans d’existence, la mort de la pellicule Super 8 Kodachrome de Kodak. Peut-on vraiment en vouloir à la compagnie de mettre fin à ce support compte tenu que bien peu de gens possèdent encore des caméras Super 8 et encore moins s’en servent ? Même les cinéastes professionnels délaissent de plus en plus la pellicule, qu’elle soit en 8, 16 ou 35mm pour se tourner vers le médium digital. Toutefois, il existera toujours quelques nostalgiques pour parler du bon vieux temps. Ils soulèveront avec raison que la pellicule offre un grain, une texture et des couleurs qui ne se retrouvent ni se reproduisent en vidéo.

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Organisée par Main Film et présentée à la Cinémathèque québécoise, l’installation Capsules-mémoires offre un hommage posthume à la Kodachrome. 28 artistes de chez-nous se sont vus offrir un bout de pellicule et une carte blanche pour commémorer à leur façon, la fin d’une institution. Certains en ont profité pour se montrer subversif ou enfantin (Rodrigue Jean, réalisateur de Full Blast et Yellowknife), d’autres pour immortaliser des images de famille (Catherine Martin, réalisatrice de Marriages et dans les villes) ou pour se remémorer leurs débuts derrière la caméra (on pense à l’excellent Les premiers pas). La durée des courts-métrages correspond à celles de publicités télévisés. Par contre, aucun des films présentés n’en emploient la forme choc. Les amateurs d’oeuvres expérimentales risquent d’apprécier davantage Capsules-mémoires que le plus large public.

Les films projetés ne le sont pas sur écran géant. Au contraire, des petites visionneuses individuelles permettent d’observer chacune des oeuvres. Les films sont muets, le seul son que vous entendrez est celui très apprécié de la pellicule qui défile. Chacune des visionneuses se trouvent à l’extrémité de bras flexibles métalliques si bien que l’installation ressemble à une grosse araignée qui aurait 28 pattes. Malheureusement, les appareils de lecture semblent de piètre qualité. Trois d’entre eux ne fonctionnaient pas quand l’exposition a été visitée. Certains films étaient déjà passablement endommagés et d’autres étaient mal cadrés dans la visionneuse.

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Si vous vous rendez à la Cinémathèque pour regarder un film sur l’art (n’y a-t-il pas un festival sur le sujet qui bat son cours présentement ?) passez par la salle Norman McClaren pour jeter un oeil (un seul suffit) sur cette installation. Si vous vous rendez au cinéma du Quartier Latin pour manger du maïs soufflé et regarder un film américain doublé, traversez la rue et allez jeter un oeil sur cette installation. Tant qu’à y être, arpentez la sympathique exposition d’affiches de films québécois. La Cinémathèque québécoise gagne à être visitée, faites-le avant qu’elle ne disparaisse comme la pellicule Kodachrome.

lundi 12 mars 2007, par David Lamarre

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