J’ai fait une enquête auprès de mes connaissances qui ont vu ce film afin de me guider dans le ton à prendre pour cette critique : unanimement, tous considèrent que ce film est un navet. Quel farouche jugement pour un film qui a si peu de prétention… Je dois cependant donner raison à tous ces gens, si j’avais payé pour aller le voir au cinéma, j’aurais été en beau fusil.

Balls of Fury raconte une histoire clichée, sous prétexte de se vouloir une pseudoparodie de parodie de film de sport. Le film débute par la défaite de Randy Daytona (Dan Fogler), jeune phénomène du ping-pong, lors des Jeux olympiques de 1988, à Séoul. Cette défaite entraînera la mort de son père suite à un pari tenu avec la mauvaise personne : Feng (Christopher Walken). Plus tard, alors qu’il devient un amuseur dans un souper-théâtre cheap, un agent du FBI (Georges Lopez) lui demande de reprendre l’entraînement afin d’infiltrer le tournoi organisé par Feng. Il perd son premier match, se fait entraîner par un vieux maître asiatique, « No touching my niece », gagne le respect, blablabla, le méchant meurt, Randy sort avec la pitoune asiatique, FIN.
L’histoire est, comme il fallait s’y attendre, assez simplette. Mais, pour ce genre de film, ce n’est pas très grave. Ce qui fait toutefois décrocher, c’est le mauvais vaudeville déployé avec « grâce » par le personnage principal. On se lasse rapidement de ses maladresses, que ce soit lorsqu’il s’accroche dans le décor, lorsqu’il brise des choses ou lorsqu’il fait un long solo d’air guitar. Pire encore, les bons gags s’étirent et deviennent flasques. Prenez cette comparaison tracée par le maître chinois entre le jeu de ping-pong et une belle vielle prostituée (a fine, well aged prostitute)… L’image est drôle mais perd de son éclat à force d’être expliquée.

La distribution des personnages secondaires sauve un peu le film. Deux acteurs retiennent particulièrement mon attention : le flamboyant Terry Crews (le gars ultramusclé dans White Chicks) qui nous propose encore un personnage SURinterprété (pour notre plus grand plaisir) et Diedrich Bader (Oswald dans The Drew Carey Show) dont je ne révélerai pas le rôle puisqu’il représente un des rares gags vraiment réussis.
Ainsi, pour répondre à la question qui est sur toutes les lèvres : Oui, louez ce film si vous avez envie de rigoler un peu… mais attendez de le trouver par hasard dans les vieux films après avoir fait six fois le tour du club vidéo.











