Je comprends mal les gens qui se rendent chez Wal-Mart le mardi, achètent les plus récentes nouveautés sans les avoir vues précédemment, les regardent une fois puis les laissent traîner dans un meuble prévu à cet effet.
Un comportement semblable, chez un lecteur, ne m’agace pas puisque les livres ne se périment pas. Les DVD, si. Non seulement les disques se démagnétisent-ils après un temps (20 ans) mais la technologie en permettant la lecture disparaîtra avant cela. Essayez, pour voir, de trouver un magnétoscope beta ou un projecteur 8mm chez Radioshack. Même Radioshack a disparu. Bref, il m’apparaît évident que collectionner des DVD pour collectionner des DVD ne fait, comme le film Battlefield Earth, aucun sens. Les films doivent être achetés pour être regardés. J’ajouterais souvent. La comédie romantique ou le film d’action cliché jetable n’a pas sa place chez vous. Il occupe de l’espace et vous coûte de l’argent. Une collection de film se constitue, idéalement, de ces quatre types de films :
Uno. Ça va de soi, vos films favoris. Si votre enfant veut écouter Pin Pon le film deux fois par jour, même si c’est dangereux pour sa santé mentale, il faut lui acheter. Tout le monde a un film préféré qu’il désire écouter plusieurs fois par année. Ce film doit faire partie de votre collection et vous ne devez, sous aucun prétexte, le prêter à qui que ce soit. C’est toujours lorsqu’on a prêté un DVD que l’envie nous prend de le regarder. Exemple personnel : Casablanca.
Dos. Plus subtil, les films que vous pensez que tout le monde devrait voir. Les films de cette catégorie représentent pour vous des oeuvres importantes qui modifient, une fois qu’on les a vues, notre vision du monde ou du cinéma. Pour vous assurer que vos amis et vos proches les visionnent, achetez ces films et prêtez-les. Exemple personnel : Pi.
Tres. Moins subtil, les films putes. Ces films, comme la cassette de The Ring, doivent être vus puis passés au suivant, qui lui, à son tour, le regardera et le passera à quelqu’un d’autre. Ces films se démarquent de la moyenne mais ne deviennent jamais les préférés de qui que ce soit. Exemple personnel : Bowfinger.
Cuatro. La dernière mais non la moindre des catégories, les films rares. Il s’agit de films qu’on ne peut pas, ou on ne peut plus, trouver dans des clubs vidéos. Il faut les commander, les importer ou les retracer jusque dans un marché aux puces de Longueil. Qu’ils soient en rupture de stock ou simplement non distribués, ces films méritent leur place dans votre collection. Exemple personnel : The Adventures of Buckaroo Banzaï Across the Eight Dimension.
Pour conclure, malgré les aubaines, malgré votre phobie des frais de retard, malgré les boîtiers attirants, évitez d’accumuler inutilement du plastique chez vous. Les clubs vidéos servent à ça.










