En 1958, il aura suffit à Ross Bagdasarian d’accélérer à la machine le débit de sa voix et de composer une chanson de Noël débile pour que naissent les Chipmunks. Après une dizaine d’albums et quelques séries de dessins animés télévisés, les voici prêts à faire le saut au grand écran.

Trois tamias rayés parlant et chantant, Alvin (le rebel), Simon (l’intellectuel) et Theodore (le sensible) vivent dans la forêt jusqu’à ce que leur arbre soit scié, transporté dans les bureaux d’une compagnie de disques et décoré pour Noël. Sans abris, les Chipmunks croiseront Dave, un compositeur sur le point de tourner le dos à sa passion pour la musique. Il leur offre une maison, ils lui offrent de chanter ses chansons. Toutefois, les jeunes suisses ont besoin davantage que d’un toit. Dave saura-t-il assumer un rôle paternel avant que ses animaux de compagnie deviennent des vedettes populaires dépravées ?
Au mieux paradoxal, au pire hypocrite, le film exploite l’image de marque des Chipmunks tout en condamnant la commercialisation de produits dérivés et la consommation excessive de bebelles. D’ailleurs, les valeurs pertinentes promues par le film, tel l’importance de prendre ses responsabilités parentales, sont davantage destinées aux adultes qu’aux enfants.

Comme divertissement pour enfants, Alvin et les Chipmunks fonctionne assez bien, jonglant humour enfantin et numéros musicaux à la boys band. Qu’importe si le long métrage paraît familier et prévisible, le produit est destiné à des mômes de 5 ans qui n’ont pas encore eu la malchance de voir les nombreuses autres productions auxquelles ce navet s’apparente et d’en remarquer les clichés.
Ce film purement mercantile, sorti expressément pour la période des fêtes, plaira à ceux qui ont un coeur et un quotient intellectuel d’enfant.











