Advertising Rules, ou Viktor Vogel : Commercial Man a le mérite de ne pas être prétentieux malgré son sujet. Il n’est pas non plus tape-à-l’œil, ni amoral sans toutefois être banal. Le réalisateur Lars Kraume nous propose, par son premier film, une oeuvre tout à fait sympathique, bien simple et légère. L’histoire d’un gars, et d’une fille, avec de l’amour, de l’humour, un peu d’action et un peu de passion.
Comme je disais, une petite histoire bien sympathique où Viktor Vogel (Alexander Sheer) tente le tout pour le tout en jouant quitte ou double sa carrière et sa copine, Rosa (Chulpan Khamatova). J’ouvre une parenthèse, pendant que j’y pense et en parlant de double, écoutez ce film en version originale allemande parce que la traduction laisse franchement à désirer. N’ayez crainte, le DVD offre les sous-titres en une dizaine de langues, incluant le coréen pour les intéressés !
Proposer à une importante compagnie une idée qu’il a eu en commun avec sa nouvelle copine n’est sûrement pas une bonne idée si on cherche une relation durable. Croyez-moi, je m’y connais en mauvaise idées… Mais en même temps, un contrat de 120 millions ne se refuse pas facilement, non ?
Les acteurs principaux sont tous juste dans leur rôle et je lève mon chapeau à Götz George qui incarne merveilleusement le rôle de la grosse tête pensante de l’agence, Eddie Kaminski dans toute son arrogance et sa prétention.
Même si le film mérite d’être visionné, il n’y a pas grand chose de plus à dire. Il soulève à peine la polémique du publicitaire (ou d’à peu près n’importe quel carriériste sérieux) face à son rôle dans la société. Le débat reste intéressant et combien discuté avec verve par les puristes qui prétendent que le monde va mal à cause de la société de surconsommation créée par l’engorgement de publicités. Les guerres, la prostitution juvénile, l’apparition sur nos routes de la PT Cruiser seraient tous des résultats directs de la publicité et cette dernière devrait être à jamais bannie et les protagonistes malicieux castrés…
Pardon. Désolé pour cette dérape (et sincèrement désolé pour la PT Cruiser aussi, tant qu’à être sur le sujet). Je m’arrête ici mais dites-vous bien que si je, fier publicitaire que je suis, vous invite à fumer ou à manger du fast-food avec un design léché, une phrase envoûtante et l’espoir d’accéder à un nirvana incommensurable, ce n’est pas moi qui met le billet de 10 dollars sur le comptoir et je ne devrais pas être blâmé pour votre prochain cancer et votre obésité.
À suivre sur le forum…
Advertising rules !











