Adam’s Apples

Une puissante fable moralisatrice

Quelle grosseur de tarte seriez-vous en mesure de faire cuire ?

Une fable d’Anders Thomas Jensen avec Ulrich Thomsen et Mads Mikkelsen, Danemark/Allemagne, 2005, 89 min.
Les Pommes d’Adam en version francophone

Les Pommes d’Adam, voici bien un titre qui en dit long sur cette fable au goût du jour. Pas de lièvre ou de cigale, pas d’arche ou d’eau transformée en vin non plus pour faire agréablement comprendre comment la violence peut mener vers la rédemption. L’histoire est assez complexe en soi, il me sera difficile de vous la décrire brièvement.

JPEG - 148.2 ko
Adam, au centre, et ses nouveaux copains de réhabilitation.

Je tenterai quand même. Adam (Ulrich Thomsen) sort de prison et débarque dans une retraite catholique dans le but de se réhabiliter et de trouver un sens à sa vie, contre son gré. Il y rencontre, en plus de semblables touts aussi dérangés que lui, un suppo de Dieu à la foi inébranlable. L’homme, du nom d’Ivan (Mads Mikkelsen) est d’ailleurs fascinant, portant pour l’être humain une confiance aveugle, aussi méchant et pervers puisse-t-il être. Le contrat est simple, même pour un idiot comme Adam. Il devra, suite à sa proposition, faire cuire une tarte aux pommes comme acte rédemptoire. Mais pour cela, il devra s’occuper du pommier et contrer les adversités qu’il rencontrera en chemin.

JPEG - 168.1 ko
Quel beau contraste que celui d’une brute devant un fruit

Excepté qu’Adam, un néo-nazi vil et méprisant, trouvera une faille dans la personnalité d’Ivan et s’amusera à ses dépens. Ce dernier est un miracle ambulant, fortement aidé de la main de Dieu pour faire face au démon dont il a la charge. Adam’s Apples est un film intéressant démontrant que Dieu peut venir à bout des nuages sombres qui apparaissent au-dessus de nos têtes, mais aussi des aléas médicaux qui nous empêchent de fonctionner normalement. Parce qu’Ivan a une tumeur énorme au cerveau qui affecte son jugement, mais d’une façon plus qu’utile pour lui.

JPEG - 128.7 ko
Ivan (Mads Mikkelsen) et Adam (Ulrich Thomsen), s’occupant du pommier

La morale demeure évidente et grossièrement montrée tout au long du film, mais elle reste agréable à suivre. La tarte rédemptoire sera toute petite, mais on ne peut que se dire que quand la marche est trop haute, il faut tout simplement réduire ses objectifs, ou baisser la marche, sans nécessairement devoir faire une enjambée immense qui déstabilisera l’équilibre, nous empêchant de faire un pas de plus dans la bonne direction.

mercredi 18 juillet 2007, par François Gélinas

Créé, géré, édité et bidouillé par David Lamarre. Tous droits réservés (2008)