Vraiment, les scénaristes ont dépassé les bornes. Un président qui se drogue à l’adrénaline pour prendre des décisions contradictoires, un bar plein de bons américains qui devient un obstacle insurmontable pour des terroristes qui ont réussi à faire exploser des bombes nucléaires en sol américain, et qu’est-ce que l’épisode de ce soir nous réserve ? Pire encore, sans aucun doute.
Je veux bien que le principe de la suite à une série à succès soit d’en faire encore plus pour ne pas perdre l’intérêt des spectateurs, mais il faudrait savoir quand s’arrêter. Ce n’est pas en multipliant les coups d’éclat et les coups de fusil que la série aurait pu s’arrêter, mais en se concentrant à écrire des scénarios plus complexes, mieux ficelés et un peu plus crédibles (je ne demande pas un réalisme à une émission comme 24, mais juste de ne pas ressembler à une œuvre burlesque comme c’est le cas présentement).
Et il faut aussi souligner que la principale raison qui pousse tant de gens à regarder cette série débile, soit l’incroyable Jack Bauer, a perdu de son impact. D’abord, il ne joue qu’un rôle mineur depuis environ le début du deuxième tiers de la série, et des épisodes sans Jack, c’est moins plaisant. Ensuite, faut dire qu’ils exagèrent le nombre de sévices corporels que le pauvre héros endure depuis le début de la série. Comment peux-tu faire du jogging deux heures après avoir eu deux ou trois côtes cassées ? Il faut aussi mentionner que Kiefer Sutherland ne rajeunit pas et que la sale habitude qu’il a de fumer deux paquets de Camel par jour le fait haleter constamment, ce qui est peu crédible pour un super-agent comme devrait l’être Jack Bauer.
Et ceci est une opinion plus personnelle, mais ce personnage, si flamboyant à ses débuts, a un peu perdu de sa superbe… Il n’a que très peu évolué au cours des séries, ses expressions et répliques habituelles sont des répétitions de phrases qu’on a entendu des dizaines de fois et il pourrait difficilement accomplir une action héroïque qui pourrait le faire paraître plus parfait qu’il ne l’est déjà. Le Dr House, qui sévit dans une série de télévision complètement différente, reste un personnage captivant même si il en est à une troisième saison de sauvetages médicaux spectaculaires. Maintenant, Jack m’ennuie, alors que j’apprécie toujours autant les répliques cinglantes et l’humour déjanté de House.
Certains fans de la série me disent qu’ils préfèrent de loin se taper la série en rafale quand elle sort en coffret DVD. Je crois en effet qu’il est préférable de se les enfiler dans une succession démentielle et ininterrompue ; à tout le moins, cette méthode a pour effet de moins avoir le temps de s’arrêter et réfléchir aux nombreuses incongruences du scénario entre chaque épisode, et d’apprécier de manière plus efficace une série dont les principales qualités sont un feu roulant d’action, une intrigue trépidante qui tient en haleine et des répliques à l’emporte-pièce qui font frémir les plus impressionnables et rire aux éclats les plus cyniques.
Par contre, je leur déconseillerais de visionner l’horrible sixième saison de 24. Je vais toujours bien la finir, juste pour rassasier ma curiosité, mais je ne compte plus écrire mon blogue. Je gaspillerais de l’énergie et du temps de rédaction qui serait mieux employé à n’importe quoi d’autre, comme, par exemple, dresser une liste d’épicerie…











