24 heures de la BD

le décompte commence...

Une quinzaine de bédéistes armés de leurs plumes, de leurs accessoires et de deux douzaines de feuilles de papier vierges comme champ de bataille, ils devront, pendant 24 heures consécutives, S’ENTRETUER JUSQU’À LA MORT !

Une quinzaine de bédéistes armés de leurs plumes, de leurs accessoires et de deux douzaines de feuilles de papier vierges comme champ de bataille, ils devront, pendant 24 heures consécutives, S’ENTRETUER JUSQU’À LA MORT !

Maiiiiiiis non. Le ton du paragraphe précédent ne servait qu’à rappeler comment la narration d’une bande-annonce de film d’été tente de vendre un produit d’une manière si fallacieuse qu’elle justifierait dans tous les cas une poursuite pour fausse représentation de la part de ses auditeurs floués.

Les 24 heures de la BD à Montréal n’ont pas comme origine une bande de scénaristes dégénérés à la poursuite du pire scénario possible (parce que de toute manière, impossible de rivaliser avec Snakes on a plane). L’intérêt est plutôt de réunir des artistes de premier plan, de larguer les amarres et de constater le résultat une journée plus tard.

Mis en place par l’équipe derrière l’émission de radio Dans ta bulle (diffusée sur les ondes de CHOQ.FM, la radio officielle de l’université la plus déficitaire de l’hémisphère nord jusqu’à ce jour et pour la prochaine décennie), le marathon de BD impliqué par les 24 heures de la BD demande à des artistes aux prérogatives artistiques et aux esthétiques aussi multiples que savoureuses de se donner corps et âme (avec une dose bien appuyée de caféine pour se sustenir) afin de produire 24 planches à l’intérieur d’une durée de temps absolument démentielle.

S’il faut vraiment le préciser, le tout ne sera pas diffusé en direct à la radio. Enfin si, mais je vous promets que la programmation du 24 heures ne sera pas composé de descriptions à la seconde près de chaque trait de crayon de Pascal Girard, de chaque éclair de génie de Jimmy Beaulieu, de chaque silence pesant de Vincent Giard et de chaque gag désopilant de David Turgeon (suivi de très près du rire démentiel du susnommé Vincent Giard), mais bien de contenu juteux, pertinent, désopilant et fort possiblement enrichissant. Des gens vont parler dans le micro, et quand le besoin de se rafraîchir le gosier se fera sentir, une chanson quelconque (peut-être même très quelconque) se fera entendre.

Bref ça promet. Les résultats seront déployés en temps et lieu, mais d’ici là, soyez prévenus, et n’essayez pas de synthoniser CHOQ.FM sur votre radio, parce que c’est sur le web que ça se passe. Qui sait, peut-être que votre humble serviteur prendra une part active à l’événement. On négocie les détails, il ne reste qu’à attendre que les organisateurs accèdent à ma demande de venir me faire chercher au palier de mon logis aux moyens d’une limousine, et qu’un bol de M&M-pas-de-bruns m’attende sur place.

Visitez le site officiel : http://24hbd.choq.fm/

mercredi 21 mai 2008, par Gabriel Tremblay Gaudette

P.-S.

Regardez la date ! L’évènement est passé... En voici un compte rendu.

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